Actus Locales
Le 05-06-20

Newsletter du mois de mai

Rester chez soi ou reprendre, telle est la question.

Telle est la question légitime que certains se sont posée du fait de leur état de santé ou de leur âge. A l’évidence, pour se protéger, toute personne dont l’immunité est défaillante, dont les pathologies aggravent les risques doit faire en sorte de limiter au maximum ses contacts avec l’extérieur.
Telle est la question que certains se posent de peur de retourner travailler, ou de retrouver des activités sociales, et on peut les comprendre : la psychose a pu tous nous atteindre à un moment ou à un autre.
Le nombre de morts égrenés chaque soir, les chaînes d’informations en boucle, les pronostics pessimistes contrastaient dramatiquement avec la désinvolture de ceux qui en février, voire jusque début mars qualifiaient le covid-19 de grosse grippe. Pourtant, statistiquement, si on a plus de chances de guérir du covid-19 que d’en mourir, certains voudraient la garantie absolue de ne jamais croiser le coronavirus. La probabilité de l’attraper a été drastiquement diminuée par les gestes barrières et les nombreuses procédures mises en place pour le combattre. Mais le confinement permanent n’est pas la solution : le risque zéro n’existe pas, et courir après cet objectif illusoire, sans considération de son coût, nous fait peut-être courir un risque sociétal, économique et humain encore plus grand.
Malgré les efforts déployés pour la continuité pédagogique, le décrochage scolaire, même résiduel, touche les enfants déjà les plus démunis pour s’insérer dans notre société. Et si nos entreprises ont été financièrement accompagnées, l’emploi, longtemps soutenu par l’Etat à coups de milliards, va connaître une crise sans précédent, provoquant un chômage de masse que nous devrons financer en plus des plans de relance.
Rester chez soi ou reprendre, telle est la question que se sont posée dans cette crise les travailleurs, que j’ai déjà eu l’occasion de saluer, des professionnels de santé aux bénévoles d’associations, en passant par tous ceux dont le travail était indispensable pendant cette crise. Ils ont été rejoints le 11 mai par de nombreux Français qui ont repris le chemin de leur bureau ou de leur commerce. La probabilité de croiser un porteur du virus est plus faible, même si le risque zéro n’existe pas. L’épidémie est sous contrôle, la vigilance ne se relâche pas, et nous disposons de nouveaux outils, comme l’application Stop Covid, pour nous protéger.
Nous étions en guerre contre un virus. Mais l’armistice n’aura pas de date, ou alors peut-être le jour lointain où nous disposerons d’un vaccin ou d’un traitement contre le Coronavirus. Aussi c’est à chacun de se poser aujourd’hui la question, « rester à la maison ou reprendre », et d’essayer d’y répondre, selon sa situation, avec raison et patriotisme.
Votre députée,
Caroline Abadie

 

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