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FEVRIER 2024

L'EDITO


Robert, Simone, Olympe, je penserai à vous.

Robert Badinter disait que le plus grand abolitionniste était Victor Hugo.

Pour moi, le plus grand abolitionniste s’est éteint le 9 février 2024. J’ai eu l’immense privilège d’assister à l’hommage national, que lui a rendu le président de la République, devant la foule réunie Place Vendôme, sous les fenêtres de la Chancellerie, d’où Robert Badinter mena entre autres combats, celui de l’abolition de la peine de mort.

Son combat capital pour notre civilisation se nourrissait de sa passion pour la justice qu’il savait humaine et donc faillible et de sa conviction profonde, qu’il partageait avec Victor Hugo, que nul ne saurait être privé du droit d’être meilleur.

Cet homme humble, disait que nous devions ce progrès humain aux présidents Mitterrand et Chirac. L’un pour avoir fait de la France, le 36e pays abolitionniste en 1981. L’autre pour avoir constitutionnaliser ce droit à la vie en 2007.

La constitutionnalisation rend tout retour en arrière irréversible. En 2007, elle a permis à la France de ratifier le pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté à New-York le 15 décembre 1989 qui prescrit une abolition définitive de la peine de mort. La constitutionnalisation a donc aussi fait avancer la cause des droits de l’Homme partout dans le monde, vers l’abolition universelle.

A quelques jours de me rendre à Versailles, pour voter une autre réforme constitutionnelle, je pense évidemment à Robert Badinder qui savait qu’inscrire un droit dans la Constitution, notre loi fondamentale, n’est pas qu’un symbole, ni un coup de comm’, mais une garantie.

Je pense à Simone Veil évidemment, celle qui a dépénalisé l’avortement. Si aujourd’hui, plus personne en France n’ose s’élever contre ce droit reconnu à la femme de disposer de son corps, beaucoup restent sceptiques quant à l’inscrire dans la Constitution. Pourtant, en 30 ans, ce droit a reculé dans 4 pays démocratiques. Du retour en arrière de la Cour Suprême des États-Unis en 2022, jusqu’à notre télé poubelle qui cette semaine encore définissait l’IVG comme une cause de mortalité, les indices sont là : le droit à l’IVG en France comme dans le monde n’est pas à l’abri d’un retour en arrière.

La France, lundi, sera la première démocratie à protéger le droit à l’IVG dans sa Constitution. Nous garantissons à toutes les Françaises, à nos filles et aux filles de nos filles, que ce droit fondamental sera préservé. Nous disons que Marianne est du côté des droits des femmes partout dans le monde et qu’il ne faut rien lâcher.

« Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution ». L’article 17 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen signifiait bien qu’aucun droit ne saurait donc être garanti s’il n’est pas inscrit dans la Constitution. Olympe de Gouges rajoutait dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791 que « La constitution est nulle si la majorité des individus qui composent la Nation n’a pas coopéré à sa rédaction » pointant ainsi du doigt la moitié de l’humanité. Les femmes qui, quoiqu’elles aient pris la plume ou les armes pour faire la Révolution, ont été privées pour 150 ans encore de leurs droits civiques, de leur droit d’être représentée ou de représenter elle-même.

L’Assemblée nationale qui a dépénalisé l’IVG était composée en 1974 de 2,6% de femmes. Quand au lendemain de la décision de la Cour suprême, Aurore Berger a proposé la première, d’inscrire ce droit dans notre Constitution, elle présidait alors le groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, composé de 45% de femmes. Lundi le Parlement réuni en Congrès sera composé à 37% de femmes. Certaines voteront contre. L’égalité des droits est un chemin laborieux, le dernier kilomètre n’est pas plus facile que le premier.

Alors lundi, quelques jours avant le 8 mars, je penserai aussi à Olympe de Gouge.

L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Discussion générale


J’étais oratrice pour la séance de questions sur la politique pénitentiaire et les conditions de détentions.

J’ai pu interroger le garde des Sceaux sur l’implantation des ESAT en détention, sur la progression de la formation professionnelle et du travail des personnes détenues, sur la prise en charge spécifiques des auteurs de violences conjugales.






Questions au Gouvernement


Le président de la République a rendu un hommage national, devant la foule réunie Place Vendôme, à Robert Badinter qui mena entre autres combats, celui de l’abolition de la peine de mort. Son combat capital pour notre civilisation se nourrissait de sa passion pour la Justice qu’il savait humaine, donc faillible et de sa conviction profonde, qu’il partageait avec Victor Hugo, que nul ne saurait être privé du droit d’être meilleur.
Robert Badinter s’est éteint.
Mais il nous reste sa lumière.

LA CIRCONSCRIPTION

HISTOIRES DE GLACES


J’ai eu le plaisir de rencontrer les dirigeants du groupe Gineys à Reventin-Vaugris. Ils ont créé en 2016 leur atelier « Histoires de Glaces » et proposent plus de 100 parfums de glace
La visite de leur laboratoire a été une expérience rafraîchissante, où j’ai pu voir de près le processus de création des sorbets.
Un grand merci à Hervé et Sylvain Gineys ainsi qu’à Emmanuel Reynaud pour la visite.
E2C DE VIENNE


J’ai échangé avec les 12 jeunes de l’Ecole de la 2ème Chance sur la thématique « engagement et bénévolat ». Cette école fait un travail incroyable en offrant une seconde chance aux jeunes qui cherchent à acquérir de nouvelles compétences et à rebondir dans la vie.
Chaque élève mérite une opportunité de réussir, peu importe les défis qu’il a pu rencontrer dans le passé.




PLATEAU DE LOUZE


Je remercie Gérald Serpollier de m’avoir invitée à venir découvrir son exploitation et ses vergers Ce fût l’occasion d’évoquer les menaces liées aux aléas climatiques, aux coûts de production en constante évolution, aux défis en matière de commercialisation et de l’utilisation du glyphosate. Il y a quelques mois, j’avais alerté avec plusieurs de mes collègues, monsieur le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau concernant la drosophila Suzukii. Le gouvernement avait mis en place plusieurs mesures pour lutter contre cette insecte comme la subvention de filets insect-proof. Je tiens également à remercier Thierry Boiron, président de la coordination rurale 38 et Valentin Lhuillier, coordinateur rurale AURA, de leur présence.

LES MÉDIAS

POUR ME CONTACTER

Permanence parlementaire
23 rue Victor Hugo
38200 VIENNE

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